The Drifter (Switch 2)
Malgré quelques petits problèmes avec l'interface utilisateur, tu devrais vraiment jouer à The Drifter.
Il y a un peu moins d'un an, Gamereactor a attribué au jeu la note très rare de 10, et Jakob Hansen a vivement recommandé « The Drifter ». À l’époque, le jeu n’était disponible que sur PC, ce qui semblait tout à fait naturel compte tenu des ressources limitées du développeur Powerhoof, ainsi que du fait que le genre classique du « pointer-cliquer » est généralement plus à l’aise sur cette plateforme.
Mais aujourd’hui, " The Drifter " est disponible sur Switch, ce qui donne à davantage de "casuals de pacotille" comme moi l’occasion de voir par nous-mêmes si Jakob était complètement à côté de la plaque en septembre 25. Cela dit, je te recommande quand même de lire son excellente critique pour avoir un regard plus objectif sur ce qu’est réellement " The Drifter " .

Je tiens toutefois à préciser d’emblée que si tu as des réticences, voire du scepticisme, à l’égard des jeux « pointer-cliquer », tu devrais quand même jeter un œil à The Drifter. Je peux l’affirmer en toute confiance, car c’est probablement le premier véritable jeu pointer-cliquer (les autres jeux auxquels j’ai joué comportent naturellement des éléments empruntés à ce genre) que j’ai terminé. Mais malgré ça, j’ai apprécié chaque instant passé à y jouer.
The Drifter Au début, ça semble un peu unidimensionnel, voire un peu ennuyeux, mais ça évolue rapidement vers un récit passionnant, dynamique et cohérent qui mêle des éléments de science-fiction, de thriller et même quelques touches d’horreur ici et là. Associé à un style graphique simple mais efficace et à un doublage fantastique, ça donne une histoire follement originale et innovante qui m’a tenu en haleine du début à la fin. Dans le style classique des jeux « pointer-cliquer » (d’après ce qu’on m’a dit), il y a des objets à trouver, que tu peux ramasser, utiliser et combiner entre eux pour ouvrir les différentes "portes" de l'histoire, mais même si certaines solutions semblent mettre ta logique à rude épreuve, tu passeras d'un moment "eurêka" à l'autre sans accroc. Je me suis rarement senti frustré, et bien plus souvent, je me suis tout simplement bien amusé.
Cette version n’est toutefois pas sans ses particularités. Je ne parle pas ici des graphismes ni des performances, mais plutôt de la façon dont Powerhoof et son équipe ont adapté les fonctionnalités de la souris à la manette. Au lieu de « cliquer », tu disposes d’une « molette » circulaire qui s’active en touchant l’un des sticks analogiques. Ça met en évidence les objets interactifs autour du personnage, qui peuvent ensuite être sélectionnés. Ça a l’air assez intuitif, et c’est peut-être qu’il n’y a tout simplement pas de moyen totalement fluide de reproduire les fonctionnalités de la souris, mais j’ai trouvé ça plutôt maladroit à contrôler la plupart du temps.

Il y a aussi d’autres petits désagréments, comme le fait que les objets que tu transportes ne soient pas colorés, mais tous grisâtres et pixélisés, ce qui rend plus difficile l’identification des objets que tu veux utiliser ou combiner depuis le petit menu de la molette. De plus, ça peut rendre l’exploration et l’expérimentation un peu maladroites quand tu dois tout manipuler avec tes mains, pour ensuite essayer chaque objet de ton inventaire un par un.
Cela dit, ces problèmes d’interface sont vite éclipsés par les atouts écrasants de The Drifter. Une narration fantastique, un rythme bien dosé, des personnages excentriques et une bonne dose d’humour autoréférentiel font de cette expérience un jeu hautement recommandable, même si la version Switch 2 ne parvient pas tout à fait à recréer l’interaction fluide dont les joueurs PC ont dû profiter.
Gamereactor France