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Steins;Gate: Elite

Steins;Gate: Elite

Un jeu remis au goût du jour en combinant anime et nouveaux visuels.

Steins;Gate est sorti il y a 10 ans et est depuis devenu un étalon de qualité dans le genre du roman visuel. Tout comme les voyageurs temporels du jeu, Spike Chunsoft nous renvoie dans le temps pour revivre les évènements avec Steins;Gate : Elite. Il s'agit d'un remake, ce qui veut dire que le jeu a été complètement refait plutôt que de simplement arrondir les angles d'un titre sorti il y a une décennie.

Depuis 2009, nous avons aussi eu droit à une série animée en 2011. En combinant des images de la série et les animations du jeu original de White Fox, 5pb, les développeurs, a complètement refait l'univers visuel de Steins;Gate. Ce qui signifie que même celles et ceux ayant déjà joué au jeu bénéficieront d'une nouvelle expérience.

Le contenu, clarifions cela tout de suite, est exactement le même en terme de script et voix. Si vous avez vu l'anime, le tout vous semblera bien plus familier que le jeu original. Nous avons été un peu déçu de voir qu'aucun doublage anglais n'était proposé dans Elite, mais les sous-titres, eux, étaient bien là.

Le roman visuel suit l'histoire de Okabe Rintaro - ou Honouin Kyouma comme il aime s'appeler - un adolescent ayant pour ambition de devenir un scientifique fou à l'aide de ses inventions. Mais ces dernières ne sont pas vraiment révolutionnaires, au début du jeu, il n'est rien d'autre qu'un garçon excentrique qui expérimente dans son laboratoire avec ses deux amis Mayuri Shiina et Itaru Hashida.

Mais tout change lorsqu'il va parler de voyage dans le temps à Kurisu Makise, un jeune scientifique de renom. La première moitié du jeu met en scène les quatre protagonistes à la poursuite de leur objectif : le voyage temporel. Vous voyez, au début du jeu, Rintaro découvre que son micro-onde peut envoyer des des choses comme des emails en arrière dans le temps, ce qui entrainera d'autres choses...

Et c'est tout ce que nous aurons à dire sur l'histoire afin de ne pas entrer dans le spoil. Vous devez simplement savoir que ça parle de voyage dans le temps et qu'il y a tout de même pas mal de science dedans. Nous ne sommes pas des physiciens donc impossible de savoir si il s'agit simplement d'utiliser des noms et principes qui en jettent pour impressionner le joueur mais à notre avis, n'y réfléchissez pas trop non plus. Le tout sonne. possible même si les 10 premières heures nous ont paru un petit peu longues et inutiles comparées à la seconde moitié du jeu.

Comme pour tout les romans visuels, votre rôle se résume à appuyer sur un bouton pour faire avancer l'intrigue, il y a même une option "auto" qui vous permet de simplement profiter de l'histoire sans n'avoir rien à faire. Certains choix sont compliqués à faire aux points critiques du scénario et vous devez aussi répondre à des sms de temps à autre mais la plupart du temps, vous ne serez que spectateur.

Ceci dit, le jeu bénéficie d'une certaine profondeur pour ceux qui souhaitent l'explorer : des explications pour des termes clé que ce soit dans le jeu ou en vrai. Vous trouverez aussi beaucoup d'options concernant la vitesse des messages, la taille du texte et le volume de chaque personnage. Ce qui rend le jeu moins hermétique pour les nouveaux joueurs en les renseignant à la fois sur l'otaku que sur la téléportation quantique.

Cela va sans dire mais soyons clair, le visuel est fantastique, tout brille et est digne d'un rêve. Le jeu se déroule en plein été, la lumière du soleil rend le tout très brillant (nous avons un total de 70 captures d'écran pour le test à force de tout le temps prendre des photos). Les personnages sont aussi très bien réalisés et si vous avez vu l'anime, vous serez en territoire connu.

Parlant des personnages, ils sont touts variés, distincts et bénéficient eux aussi d'une certaine profondeur passée leur façade. Présentés au début comme des ados maladroits mais une fois que vous en apprenez plus sur eux, leurs relations sont bien plus prenantes, en particulier lorsque la thématique des voyages temporels surgit. L'histoire est puissante et une fois qu'elle est lancée dans la seconde moitié, bien plus prenante étant donné les enjeux.

Une chose qui ne nous a pas vraiment convaincu est la présentation de Luka Urushibara, surnommé Lukako in-game (Petite spoiler alerte). Nous n'irons pas dans les détails de l'arc mais le problème est que le personnage est androgyne et que la présentation n'est pas très clair. Plusieurs fois, un personnage est attiré par lui et en est ensuite dégoûté au point que cela devienne gênant. Mais pas autant gênant que lorsque l'un des protagoniste attrape Lukako par l'entrejambe pour déterminer une fois pour toute son genre. La faute au fait que c'est la musique des moments tranquilles et bon enfant qui tourne pendant cette scène, ce qui accentue un peu le sentiment de malaise et qui nous a laissé un gout plutôt amer.

Cela mis de côté, le sound design est globalement bon et vous entendrez plusieurs morceaux pendant es 20-30 heures de jeux. Elles réussissent toutes à mettre en valeur les moments de l'histoire qu'elles encadrent , surtout durant le climax émotionnel de la fin du jeu. Le silence est tout aussi important et utilisé à bon escient.

Globalement, les passages les plus polémiques du jeu ne font pas assez d'ombre au scénario pour le rendre mauvais. Le jeu bénéficie d'une très bonne narration concernant les voyages dans le temps et de personnages forts mais avec les visuels mis à jour et l'expérience globale améliorée, il s'agit là de la manière la plus complète de vivre Steins;Gate, même si vous avez déjà joué au jeu ou vu l'anime.

08 Gamereactor France
8 / 10
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Narration forte et émotionnelle, personnages profonds et forts, très beau, manière la plus complète de jouer au jeu
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Pas de doublage anglais, des scènes vraiment limite, 10 premières heures un peu longues.