Gamereactor

Gamereactor
Tests
Darwin's Paradox!

Le paradoxe de Darwin !

Le platformer d'aventure de ZDT Studio est un court et doux souffle de menthe sur le marché actuel.

Dans un jeu, dans presque toute forme de média, il y a un élément intangible, presque indescriptible, que nous ne pouvons qu'appeler "sauce". Peu importe le budget, le concept ou la jouabilité, s'il y a un semblant de sauce, le jeu attirera l'attention. C'est un facteur X qui vous fait écarquiller les yeux alors même qu'ils se lassent de regarder la 51e annonce d'un spectacle de deux heures. On peut dire sans risque de se tromper que Darwin's Paradox ! ne manque pas de sauce.

Le jeu d'aventure de ZDT Studio, qui raconte l'histoire d'une pieuvre qui tente de retrouver le chemin de l'océan après avoir été kidnappée pour être transformée en soupe, est une combinaison parfaite de loufoquerie, de charme et de sincérité. Sa prémisse ainsi que sa perspective impertinente et plutôt joyeuse donnent l'impression de ne pas exister trop souvent. Du moins, pas sans sauter le pas de la bizarrerie au point de faire rouler les yeux. Darwin's Paradox ! atteint cet équilibre avec aisance. Ou devrais-je plutôt dire qu'il se faufile ? Devrais-je ? Comment les pieuvres se déplacent-elles vraiment ?

D'après ce jeu, elles se déplacent incroyablement bien. Darwin saute, rampe et nage avec une grande maniabilité. Des sombres profondeurs de l'océan à la fuite effrénée d'une usine qui explose, les commandes sont réactives et fluides, mais elles s'adaptent aussi aux besoins d'un niveau. Darwin ne se déplace pas aussi vite dans l'eau que sur la terre ferme, comme on peut s'y attendre, mais il dispose d'outils pour que tu te sentes toujours aussi bien dans la peau du super-héros pieuvre que tu es né pour être, comme le fait de coller à n'importe quelle surface, par exemple. Il y a aussi le camouflage et le tir à l'encre, ainsi que quelques autres mécanismes spécifiques au niveau que je ne vais pas spoiler, mais tous font un travail brillant pour garder un sourire sur votre visage et vous engager dans les différents aspects du gameplay de Darwin.

C'est vraiment le jeu de Darwin. Vous ne pourriez pas lancer Spyro ou Crash Bandicoot dans ce monde, car même si Darwin's Paradox ! restaure immédiatement la nostalgie des plateformes de la vieille école dès que vous le prenez en main, tout le cœur créatif du jeu tourne autour de cette pieuvre. C'est peut-être un peu évident, compte tenu du titre, mais Darwin est bien plus qu'une mascotte mignonne. ZDT Studio a centré les mécanismes du jeu sur ce qu'une pieuvre peut faire et a élevé ces capacités d'un cran, créant ainsi un gameplay logique et progressif tout au long de la narration brève mais efficace qui fait que l'ensemble de l'expérience fait tilt encore et encore. La communication entre le développeur et le joueur est comme une conversation avec un vieil ami ; tu ne te demandes jamais ce qu'il faut faire ou où aller pendant plus de quelques secondes tout au long des énigmes et des aspects furtifs du jeu. La conception des niveaux est très attrayante, renforcée par des images de fond qui donnent l'impression que tu joues à un classique moderne de DreamWorks.

Darwin's Paradox ! est un jeu qui gère très bien ses principes fondamentaux. Il n'essaie pas de vous surcharger de mécanismes les uns après les autres, vous faisant abandonner le truc que vous venez d'apprendre pour la nouvelle capacité brillante qui convient parfaitement aux défis du niveau à venir. Tout ce que vous pouvez faire dans Darwin's Paradox ! est utile pendant toute la durée du jeu, ce qui donne lieu à de nombreux moments où vous combinez le tir à l'encre, le camouflage et les astuces environnementales pour éviter de vous faire zapper. Darwin's Paradox ! est un jeu simple, pas un jeu conçu pour que tu te mordes la lèvre et que tu remues le genou en essayant désespérément de ne pas jeter ta manette par la fenêtre. Ce n'est pas un défi, du moins pas pendant de longues périodes, mais il n'est pas non plus insignifiant. C'est facile d'une manière qui ne devient jamais ennuyeuse, clairement conçue pour s'adresser à un public plus jeune. Si j'étais dans mes années de formation et que j'avais lu Le paradoxe de Darwin, je le considérerais sûrement comme un classique sous-estimé dans de nombreuses années.

J'ai trouvé Darwin's Paradox ! moins agréable sur le plan auditif que sur le plan visuel, mais la musique et le son du jeu accompagnent agréablement cette aventure. Se balancer d'un bout à l'autre de l'écran, ramper le long des murs et écouter les effets sonores maladivement doux des ventouses de Darwin qui claquent contre le métal. Ce ne sont pas des choses auxquelles on pense pendant des jours ou des semaines après le générique, mais elles vous entraînent plus profondément dans le jeu. Je ne suis pas sûr d'avoir eu l'impression d'être une pieuvre en jouant, mais le son général aide à maintenir la fantaisie et la sauce de Darwin's Paradox ! en vie.

En créant Darwin's Paradox !, il est clair que ZDT Studio voulait laisser les joueurs sur leur faim, plutôt que de les voir lever les yeux au ciel lorsque la qualité de la conception des niveaux commençait à diminuer. Cependant, je crains qu'il n'y ait eu une légère surcorrection à cet égard, car Darwin's Paradox ! se termine de façon plutôt abrupte. Alors que nous arrivons au crescendo de l'histoire, on nous propose un chapitre de plus, ou un niveau supplémentaire, puis le générique de fin s'enclenche. Cela laisse de la place pour un DLC ou une suite plus tard, mais je me demande si nous avons vraiment exploré tout ce que ce début avait à offrir à Darwin. Si l'on ajoute à cela quelques sections qui se contentent de faire glisser la pieuvre d'un bout à l'autre de l'écran, ainsi qu'un léger retour en arrière, on se rend compte que si Darwin's Paradox ! reste incroyablement amusant, il n'est pas tout à fait parfait.

Darwin's Paradox ! est peut-être là pour un bon moment, pas très longtemps, mais quel bon moment. En adaptant les plateformes classiques à des normes plus modernes, il s'agit d'une expérience courte, douce et solide sur le plan mécanique, que j'accepterai volontiers si ZDT Studio souhaite ramener cette pieuvre courageuse sur nos écrans.

08 Gamereactor France
8 / 10
+
Le jeu est toujours amusant, il tire le meilleur parti de ses mécanismes de base, l'histoire et le monde sont ludiques, les décors et le design des personnages sont agréables.
-
Fin courte et abrupte, quelques segments où tu ne fais qu'avancer