Dandadan Saison 2
André a passé en revue le deuxième volet du magnifique anime Dandadan de Science Saru et est lyrique...
Fantômes, démons, extraterrestres et conspirations ? Ces phénomènes surnaturels ne sont que des broutilles pour les lycéens Momo et Okarun, une paire inattendue qui saisit l'occasion de sauver le monde entre les devoirs et les bêtises d'adolescents. En plus d'affronter des dangers provenant de différentes dimensions, ils doivent également faire face aux sentiments de plus en plus intenses qu'ils éprouvent l'un pour l'autre et, avec l'aide des nouveaux membres de leur petite famille de chasseurs de fantômes, ils prennent le monde - et le cœur du public - d'assaut. Dandadan est devenu une sorte de phénomène mondial depuis qu'il a été traduit en format anime sur Netflix et la deuxième saison, qui vient de s'achever cette semaine, prouve qu'il est là pour rester.
La deuxième saison reprend là où la première s'est arrêtée, ce qui fait que cette saison n'est en fait que la deuxième moitié d'une saison modérée de 24 épisodes. Mais Dandadan n'est pas un anime shounen comme les autres ! Dès la première moitié, le studio Science Saru - qui est également à l'origine de joyaux comme Devilman Crybaby et Scott Pilgrim Takes Off - a prouvé qu'il pouvait traduire un manga déjà déjanté en un chef-d'œuvre animé. La saison dernière a été un feu d'artifice de créativité exubérante et ce nouveau volet de Dandadan est encore plus fou. Encore plus explosif. Encore plus riche en rebondissements. Encore plus doux. C'est le genre de série qui passe de l'absurde à l'ultra-génial si rapidement qu'il est parfois impossible de faire la différence.

Le mélange d'action et de moments intimes est brillant.
Dandadan est une démonstration excentrique de la façon dont SARU mélange les genres, les tons et les styles. Les exorcismes, l'horreur culte, Gundam et Godzilla sont mélangés à des tranches de vie sordides et à du slapstick pur et dur avec autant de précision que de passion. Il est clair que SARU respecte le modèle de Yukinobu Tatsu, tout en y ajoutant des nuances surprenantes qui élèvent un manga déjà brillant. On peut en dire autant de la bande sonore de Kensuke Ushio, qui change de genre et passe des ballades électroniques à la musique classique (la partie où les personnages se battent contre Beethoven et Mozart sur la Neuvième Symphonie est particulièrement spectaculaire). On a l'impression que l'équilibre ne devrait pas être possible, mais c'est brillamment géré du début à la fin.
Ce qui fait de Dandadan une histoire si attachante, c'est bien sûr les personnages et surtout la douce histoire d'amour entre l'impulsive Momo et le paria Okarun. Il y a quelque chose de si crédible, de si nerveux et de si tendre dans cette romance que tu oublies parfois que 80 % de cet anime est constitué de combats avec des démons et des extraterrestres. La façon dont ces gaffeurs se soulèvent et s'inspirent constamment l'un l'autre, sans jamais reconnaître ce qu'ils ressentent réellement l'un pour l'autre, est intelligente dans le sens classique du "embrassez-vous alors". Bien sûr, ces personnages principaux sont renforcés par des personnages secondaires hilarants, Kinta devenant rapidement l'un de nos préférés.
La saison a quelques problèmes de rythme vers le milieu et l'histoire de Evil Eye s'est un peu éternisée, mais dans l'ensemble, je n'ai pas grand-chose à redire sur ce point. Dandadan (les deux saisons) est un triomphe animé, un hommage plein d'action à la culture populaire, une célébration des nerds parias qui refusent de céder au monde cruel qui les entoure. Dandadan est aussi aimant qu'il est traité avec amour, alors si tu as manqué ce joyau de l'anime, il est temps d'avaler cette pilule du bonheur pleine d'adrénaline et de profiter de la balade.

Gamereactor France