72 Hours
Dans la dernière comédie Netflix, Kevin Hart s'incruste dans un enterrement de vie de garçon pour garder son boulot.
Les comédies Netflix. Ce sous-genre un peu triste. Il fut un temps où les films produits par Netflix apportaient vraiment un vent de fraîcheur, quel que soit le genre. Mais c'était avant que les services de streaming ne dominent le marché et que tout ne devienne une expérience de type « fast-food ». Avec ça en tête, laisse-moi te présenter la dernière nouveauté du genre des comédies produites par Netflix : « 72 Hours. On a un casting composé de plusieurs visages familiers et d'un réalisateur dont le nom, au moins, laisse entrevoir une histoire.
Commençons par l’intrigue : « Pour sauver sa carrière, un directeur publicitaire de 40 ans se joint à un groupe de jeunes d’une vingtaine d’années pour un enterrement de vie de garçon déjanté à Miami après avoir été ajouté par erreur à leur groupe de discussion. »

J’espère qu’on sera bien payés pour participer à ça…
Ça te semble génial, innovant, séduisant ? Alors peut-être que tu ne seras pas d’accord avec ce que je vais dire. Mais reprenons depuis le début. J’aime les comédies, ou plutôt, j’aime l’idée des comédies. J’aime qu’on me divertisse et que ça me fasse rire. Malheureusement, c’est super rare que le genre comique me plaise vraiment, tout simplement parce que la qualité des blagues et de la production en général est bien trop faible. Il y a quelques exceptions. J’aime toutes sortes de comédies, et ça peut volontiers être loufoque et exagéré, tant que c’est fait avec un clin d’œil.
On se plonge dans * 72 Hours *, où Kevin Hart tient le rôle principal. Il peut être drôle, mais c’est aussi le genre d’acteur qui a tendance à être plutôt bruyant. Tout comme Adam Sandler, qui passe son temps à hurler comme un bébé, et Will Ferrell, dont le truc à coup sûr, c’est aussi d’élever la voix. De toute évidence, le volume est synonyme d’humour américain. Outre Hart, on retrouve notamment Mason Gooding, Michael Mando, Kevin Dunn et Andy Garcia. Garcia est celui qui se démarque le plus, et la scène où lui et Hart se rencontrent est l’un des rares bons moments du film. Le film est réalisé par Tim Story, qui nous a déjà offert Les Quatre Fantastiques (2005), Ride Along et le remake de Shaft. C’est un peu un vétéran, mais il n’a pas vraiment sorti de pépites.

L’une des rares scènes un peu divertissantes.
Tu devines sans doute à peu près où cette critique va aboutir. C’est encore une production Netflix bâclée qui mise beaucoup sur les grands noms. Il y a quelques scènes plus ou moins divertissantes, mais globalement, je me demande dès le début si le titre «72 Hours est censé refléter un sentiment de temps perdu. Parce que, dans l’ensemble, « 72 Hours ne vaut pas les 105 minutes que tu devras y consacrer. Il y a bien trop peu de moments marquants, et même si tu es peut-être amené à esquisser un sourire à un moment donné, ça s’arrête là.
Si tu veux terminer les vacances d’été avec une comédie loufoque et drôle, je te conseille de choisir autre chose, car tu ferais bien de rester à bonne distance d’ 72 Hours.
Gamereactor France